Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 09:53
Vilvordevej 110, 2920 Charlottenlund, north Copenhagen
2005
Architect: Zaha Hadid
  
 
Le point de vue d'Elzélina Van Melle: ARCHIVOX accueille avec beaucoup de plaisir, cette jeune paysagiste, partie étudier à Copenhagen pour l'année 2007-2008. Au gré de ses envies, elle sera notre envoyée spéciale dans ce pays. Nous lui souhaitons la bienvenue sur notre blog.
 
L’extention du musée n’est pas une definition suffisante pour parler du vaisseau batit en 2005 pour suppléer l’espace d’exposition du manoir de style XIX français D’Ordrupgaard.
 
 Assez bas et de plein pied (4 à 5m de haut maximum) la première impression qu’offre l’oeuvre de Zaha Hadid est horizontale. La cour gravillonnée de l’ancien musée fait face à l’entrée principale de la galerie tandis que celle-ci parade tout en courbe le long d’un talus qui s’écrase en dessous d’elle.
L’ensemble est environnée d’arbre, nous sommes dans une clairière. Zhadid3.jpg
La masse qui enveloppe le nouvel espace d’exposition semble déployée et complexe à la fois, comme la coquille d’un escagot qui au lieu de s’élever en forme de spirale aurait eu envie de s’étaller un peu plus sur l‘herbe. En fait c’est comme si tout l’animal s’étaient fondue en un seul fossile, en conservant les vides à l’intérieur de son corps.
Ici nous ne parlerons que de la relation du batiment à son environnement depuis le point de vue d’un promeneur qui tourne autour. Zhadid1.jpg
 























Il serait trop facile de parler de peau pour décrire cette lourde structure de béton et de verre dont les paroies
entracites évoquent l’acier sans en avoir l’apparence glacée. Les dites paroies sont si épaisses qu’elle produisent l’effet d’un solide voluptueux et stable qui dépasse l’idée de façade pour mieux suggèrer l’ensemble du volume. Pas de véritables angles entre toit et murs, juste un simple déroulé. On a envie de dire monolithe, mais la forme est plus intelligente que cela.
L’apparence structurale est organique, mais le vocabulaire architectural est solide et lisible. La minutie de l’ingénérie se montre à entre chaque articulation de matériaux. C’est comme si nous étions en face d’un objet manufacturé don’t l’échelle serait démultipliée.
 
Le terrain et la gallerie semblent évoluer ensemble et s’interromprent en face à face avec le paysage. Le jardin forestier, affable, entoure le batiment en contrebas tandis que celui-ci lui rends hommage en par des terrasses en son fort intérieur ou entre ses nombreux cotés. 

Zhadid2.jpg
























Il est difficile
d’appréhender la forme du bunker dans son ensemble, et pourtant l’architecture n’est pas eclatée. Le sol sur lequel il s’appuie est lui même tout en dénivelé. Ainsi le terrain apparait-il et disparait-il sous la vague du batit, comme s’il se jouait une sorte de surf entre les surfaces.
La pente du terrain est comblée par le batit, de même qu’un talus s’élève jusqu’au dessus de la galerie comme pour en couvrir la partie émergée . Cependant que nous faisons le tour, un escalier qui mène sous l’aile qui vient s’enscastrer dans le vieux musée. Le tunel ainsi créée dévoile une façade en contrebas qui donne l’impression que la galerie est en foncée dans la terre, et ce tunel laisse ainsi voir le sous sol. Une fenêtre nous apprend l’existence à cet endroit des cuisines du restaurant (situé dessus).
 
L’ensemble de l’architecture me fait penser au concept minimaliste des « spécific objects » de D. Judd, ou encore à la théorie de R. Krauss sur le champs élargit de la sculpture. A cause de l’échelle de ce batiment. En efftet, celui s’approche d’emblée comme une forme sculpturale: on a envie de la toucher, de tourner autour…Et puis finalement, le batiment se déploie bien à l’échelle d’un espace mais ni à la mainière d’une maison ni comme le ferait un building.
La sophistication architecturale de Hadid n’a rien de minimale. Mais l’apprehension de la galerie est intuitive, simplifiée, voire phénomènologique. Aucune signalétique n’indique par exemple la géographie du lieu. Autrement dit, cette caverne extrudée est une belle expression pour un espace artistique, mais peut-être trop captivante elle-même pour pouvoir se dévouer à d’autres oeuvres.
Par Elzélina Van Melle - Publié dans : Point of view
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 13:03
Rutimann1.jpg

Photo: Stephano Schröter

" Hängen am Museum

hab ich schon immer gedacht"*

Christoph Rütimann, Kunstmuseum Luzern
(*D'être suspendu au musée, j'ai pensé depuis toujours)
Par Laurence N. Monnot - ARCHIVOX - Publié dans : NO [comment]
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 08:29

 

 

Dans la rubrique "Qui a dit que le Médico-Social devrait toujours se contenter de faibles budgets et de manque d'imagination?" 

La preuve, notre intervention sur le rez de chaussée d'une résidence pour personnes âgées que l'on pourrait qualifier de "relookage" si l'intention n'était beaucoup plus profonde et finalement poétique. Cette intervention est un hommage à Rachel Whiteread et son exposition de la Tate Modern où elle expliquait que l'idée des boites superposées lui était venue d'une redécouverte dans son placard, et à la mort de sa mère, de boîtes en carton lui évoquant tant de  souvenirs.
http://www.tate.org.uk/btseries/nb/rachelwhiteread/
http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/whiteread/installation.shtm
Deux années après avoir vu cette exposition, l'idée des boîtes a refait son apparition dans nos têtes. A la fois contenant évident où le contenu est caché et peut être ouvert, la "box" a un pouvoir évocateur évident et très Bachelardien. Quel rapport avec  une résidence, direz vous? Il devient évident si l'on pense qu'ouvrir sa boîte aux lettres chaque matin pour avoir des nouvelles de ses proches est ici, plus qu'ailleurs, un acte fortement émotionnel ... notre travail est de prolonger cette ouverture des boîtes à bien autre chose que des lettres.
L'objet devient un lien à la fois avec soi-même et les autres: [inter-es].

perscin---copie.jpg

pers. entrée

Par ARCHIVOX - Publié dans : Work in progress
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 11:40
Dans le cadre des "Happy days" de l'Opéra de Lille, les Bodies in Urban Space étaient de retour avec le chorégraphe Willy DORNER et la performeuse Satu HERRALA ainsi que onze autres danseurs. L'occasion de retrouver ce chorégraphe Viennois. Si les mêmes performances eurent lieu à Paris et Chamarande dans le cadre du festival Quartier d'été, la différence fondamentale par rapport à Lille fut bien évidemment le lieu mais surtout le fait que ces sculptures prenaient place au sein même de l'achitecture et non dans ce que l'on pourrait nommer l'urbain. Bodies in architectural space?

Différence fondamentale où les corps entassés ou architecturés ne font plus l'interface avec les passants dans un parcours intuitif et visuel mais où ceux çi semblent plus jouer avec les matériaux inertes et où l'on prend alors un rôle de spectateur. La participation et la ligne ténue entre le spectacle et l'action se joue dans l'étroite relation d'une architecture avec l'extérieure. S'agissant de l' Opéra, sorte de bâtiment institutionnel en pierre de taille de style néo-classique datant de 1913, cette relation fut difficile à trouver et Willy DORNER ne put situer les danseurs aux deux sculptures formant l'entrée et qui auraient pu être l'interface idéale. Il n'empêche que ce parcours fut très dense et dans une distance forcément rapprochée aux sculptures.  

BODIES-Lille-alcove-copie-1.JPG
BODIES-lille-miroir.JPG BODIES-lille-entr--e-interdite-copie-1.JPG

BODIES-lille-homme-debout.jpg
BODIES-lille-escalier.JPG

BODIES-lille-escalier-final.JPG


Par ARCHIVOX - Publié dans : NO [mad]e
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 11:19
Dans l'espace libre et sans heurts dont le désir et ses corollaires sont la substance, dans cet espace lisse dont parle Aldo Bonomi dans Mutations, les sons battent à rompre les tympans pour faire vibrer les corps. Cet espace fut celui de Paris pendant une demi-journée lors de la Techno-parade où les chars avancent entrainant avec eux sa cohorte de gens venus gouter les "beats". Au milieu des grandes avenues Hausmaniennes , Paris n'avait plus la même allure avec son défilé permanent où le piéton redécouvre un espace à sa mesure et où l'on peut choisir d'être acteur ou spectateur.
 
Ce flux canalisé au parcours prédéfini s'est tres vite installé en strates depuis la chaussée où les chars entrainaient les "danseurs",puis les trottoirs où les gens suivaient et plus profondément vers les façades d'immeuble où l'on choisissait de s'asseoir, de s'arrêter un peu...un peu comme un torrent au bord desquels les remous semblent plus calmes.
 
150.000 personnes ont dansées ce jour là. Une ville entière venue surfer sur le son et lisser un désir d'être.
 
" La fracture entre le temps du travail et celui du loisir, entre les valeurs sacrées et les passions profanes, n'existe plus. S'y substitue un espace lisse dans lequel le temps poursuit les lueurs d'un trip hop de pulsions et d'émotions.Cet espace lisse, dans lequel se traite les désirs des hommes, s'étend et retourne, par mouvement inverse, de la région du plaisir et des lieux de loisirs vers le territoire et vers la ville.", Mutations, Aldo Bonomi.

 

Par ARCHIVOX - Publié dans : NO [mad]e
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